Poésie au devoir d'humanité

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Poésie au devoir d'humanité

Message  Gil Def le Jeu 20 Avr - 18:40




POESIE AU DEVOIR D'HUMANITE




Ecrire car c’est vain de crier grâce des jours de peine
Le poète s’en vient par un état d’esprit transpercé
Cent fois les mots absents ou départis des yeux mouillés
Peut-il s’en arranger de ses poèmes pierre et laine

Et l’être ne parle ni pour se plaindre ni maudire
Il y rejoint sa vérité parmi les séparés
Ainsi sait-il vraiment à quoi servira d’adresser
De chaque vers la parole qui délivre du pire

Ecrire car c’est vain de prier le temps qu’il nous tienne
Le poète s’en tient à ses liens de vie tant qu’ils sont
Peut être à l’ambition de s’entendre avec la raison
De ne point lâcher prise en dépit de fautes humaines

Et l’être est un souffle cette culture qui respire
Cet éventail ouvert de l’infini des émotions
De chaque éveil des sentiments jusqu’à l’exaltation
Mais aussi mots perdus pour les chers portraits au sourire

Ecrire car c’est vain de compter prédire sa route
Le poète maintient pourtant que l’on peut avancer
Même avec le regret de ses rêves éparpillés
On le dit obstiné, mais sait-on combien ça lui coûte

Et l’être se défend comme il peut des méchantes choses
Des contrats sans valeur de la conscience dissociés
C’est une liberté comme un autre sens de voie sacrée
Contre les mots trahis de paix, de soie, et puis de roses

Ecrire car c’est vain de vouloir effacer les doutes
Le poète s’abstient de se défausser de questions
Ainsi est-il l’appel à l’art des imaginations
Pour trouver contre nos malheurs le cœur de passer outre

Et l’être se renaît par regain et métamorphose
Par ce langage innombrable d’un intérieur profond
Par la fleur de chérir toute vie en exposition
Dans l’Inconditionnel pour parti pris, fait et cause

Ecrire car c’est vain de fuir l’idée de nos vies brèves
Le poète retient entre le congé et l’adieu
Ce qu’il veut transmettre de prairies sous le clos des yeux
Part de sa souvenance et temps de rouge vif aux lèvres

Et l’être est un saule ou un au-dessus de l’épaule
Une dépendance du pleuvoir ou du veiller tard
Rien qui ne soit mis de côté, mais tout comme au devoir
De faire au mieux le tri entre silences et paroles

Ecrire car c’est vain d’expliquer pourquoi les poètes
Supposés étrangers et même à l’esprit dérangé
Signal de détresse avant tous les rêves brisés
Bien avant cet ultimatum, être mais … ne plus être

Ecrire car c’est vain mais qui peut en faire reproche
Qui me dira ne pas chercher ses raisons de l’accroche


© Gil DEF - 24.10.2012







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