L'automne - Alphonse de Lamartine

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L'automne - Alphonse de Lamartine

Message  Gil Def le Dim 27 Jan - 12:26

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L'HOMME ET LA NATURE

AU FIL DES SAISONS



L'automne
Alphonse de Lamartine





Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

-  Méditations poétiques -









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bois couronnés, sentier solitaire

Message  francaisdisparue le Sam 28 Déc - 23:56

 

L’automne

Voici une brève historique, les définitions sont à la fin de la dissertation.


Avant de commencer la dissertation, il faut connaître l’histoire de Lamartine avant 1820. De 1808 à 1814, Lamartine poursuit ses études dans un collège tenu par des jésuites à Belley dans l’Ain, il étudie la bible. Envoyé en Italie de juillet 1811 jusqu'en avril 1812, il découvre à Florence, à Rome, surtout à Naples, l'éblouissement et la volupté de la lumière d'outre-monts. C'est à Naples qu'il séjourne le plus longtemps …………….

 

 

C’est à faire attention, lors de mes recherches sur la biographie de Lamartine les historiques ne sont pas pareils.

 

 

Julie s'est mariée à l'âge de 20 ans, époux d’un homme ayant 57 ans. Elle a 33 ans à sa mort. Lamartine est son AMANT caché à cette époque, avant 1818.


 

Dans une biographie, Antoniella est une amourette de 1811, on dit, «Elle était morte, hélas ! poitrinaire, en janvier 1815, et il l'avait harmonieusement appelée "Elvire" », il ne connaissait pas encore Julie.


 

Dans une autre biographie, on dit que Julie est l’Elvire du lac des méditations poétiques. QUI EST RÉELLEMENT  L’ELVIRE DU LAC Antoniella ou Julie, ET pourquoi faire ce poème ????


 

Antoniella décédée en janvier et Julie décédée le 18 décembre, donc les derniers jours de l’automne. QUI A RAISON ???

 

Je vous fais réfléchir!!!

 

 

Je vais donc choisir Julie Bouchaud des Hérettes, les funérailles de Julie, elle est morte le 18 décembre. L’automne finit le 20 décembre et l’hiver commence le 21 décembre. À Paris, à cette date, en 2013, il pleut et il y a des jours de soleil, donc c’est la fin de l’automne. Alphonse de Lamartine est un gentil homme. On pourrait croire qu’il ne dévoilera pas en public qu’il a été son amant, ou même juste une amourette, qu’il n’était pas juste ami avec Julie, Devenu Julie Charles après s’être mariée à un physicien illustre, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, qui, en 1783, avait accompli avec succès la première ascension scientifique. En 1820, faire l'amour à une femme mariée, cela était mal vu, ça ne se faisait pas.

 

 

L’AUTOMNE

 

 

Alphonse de Lamartine est né en 1790, c’est un poète qui écrit des poèmes romantiques comme l’Automne. Il est né durant les dures années de vie après la Révolution française de 1789. Au XIXe siècle, c’est le début de quatre principaux courants littéraires, soit le réalisme, le fantastique, le symbolisme et le romantique comme le poème que nous allons étudier. Ceux qui écrivent de cette façon le font avec une tonalité lyrique, ils écrivent leurs émotions, leurs peines, leur excès sentimental, leur solitude, l’isolement, l’introspection, ils sont autodiégétiques, ils emploient souvent «je». L’Automne a été édité en 1820, mais on ne connait pas sa date réelle d’écriture et encore moins la raison de l’avoir écrit. C’est un poème construit de huit strophes en quatrain d’alexandrins avec des rimes croisées, en plus, il utilise l’automne métaphoriquement. Le poète utilise un poème parfaitement regroupé pour représenter son amie et la nature de l’automne pour faire passer un message durant la cérémonie funéraire de celle-ci. Il est triste de cacher l’identité de la personne décédée en utilisant le masculin au début du poème. Ce qui rend le poète triste. Sa tristesse fait naître son chagrin et sa mélancolie.


 

Avant, il faut savoir que Lamartine à étudié la bible avec les Jésuites. Lamartine utilise  « Salut, champ funéraire » dans le poème Le temple, pour représenter un cimetière, le « champ » signifie une terre normalement cultivée par un végétal, ici le « champ » est juste pour montrer que c’est le vide, il y a que des morts. Dans ce même poème il parle d’Elvire qui est surement Julie Charles sont amour décédé. En plus, il écrit : « Salut, bois consacré », c’est pour représenter l’ensemble des cercueils en bois enfoui sous terre et il écrit : « Des tombeaux du village humble dépositaire », c’est pour dire que les tombeaux sont l’endroit où on dépose les cercueils «bois consacré». En plus, « consacré » est synonyme de bénir, car les cercueils sont bénis. Pour rajouter à la compréhension de la dissertation qui va suivre, dans le poème Le vallon, il écrit : « tu descends le sentier des tombeaux. » c’est pour représenter l’allée dans un cimetière.


 

Revenons au poème L’Automne, tout d’abord, le poète est chagriné par le deuil. En effet, la vue du cercueil le rend triste de chagrin dans ses souvenirs. On peut donc dire que « le sentier solitaire » (V.5) peut être une représentation métaphorique d’une allée d’une église vide ou à une allée dans un cimetière vide, vide presque tout le temps. En plus, au début du poème, le poète dit : « bois couronnés » (V.1), couronné, signifie ceindre la tête de quelqu'un ou quelque chose d'une couronne de fleurs, de feuillages entrelacés ou avec autres choses. En plus, « bois couronnés » cette fois, il faut voir la possibilité de représenter le bois par un cercueil couronné(s) par plusieurs couronnes funéraires, le cercueil n’est pas encore consacré (béni). Le poète utilise : « d’un reste de verdure! /Feuillages jaunissants sur les gazons épars! » (V.1-2), en 1817, les frigidaires à fleurs fraîches n’existent pas, c’est pour montrer que les couronnes de fleurs sont faites de feuillages jaunissants d’automne et de gazons entremêlés (entrelacés), l’automne est utilisé pour ce vers dans ce poème adéquatement. Une fois compris que l’on est soit dans une église avant la bénédiction final du cercueil ou soit dans un cimetière à l’automne, le poète montre sa tristesse. Au tout début du poème, il annonce un « Salut! » (V.1) avec un point d’exclamation, s'emploie pour signifier le refus notamment d'une collaboration et dégager ses responsabilités, Lamartine croit peut-être que le poème causera des malaises. Lamartine utilise souvent dans ses poèmes le mot «salut,» avec une virgule. Cependant, le mot «salut!» avec un point d’exclamation, Lamartine l’utilise très rarement, après une recherche, on pense qu’il l’a utilisé seulement pour ce poème. On pourrait facilement croire qu’il a fait une promesse à la personne décédée, soit de lire ce poème, pour faire passer un message. En plus, si c’est les funérailles de Julie Charles, cette amie, qui est mariée avec un autre homme, donc il ne peut avouer qu'il l’a vue dans toute sa splendeur. Même si Julie à 33 ans, Lamartine peut écrire « La fleur » à la fin du poème, pour montrer qu'elle est une beauté et si s'exagère, je pourrais dire qu'elle est vierge pour les yeux de Lamartine, pour lui-même, car aucune preuve biologique prouve qu'ils ont fait l'amour ensemble, mais je ne le dirais pas, car elle n'est surement pas vierge pour son mari, elle est mariée depuis 13 ans.… Lamartine continue à la première strophe en marquant que « le deuil de la nature/convient à la douleur et plaît à mes regards » (V. 3-4) le poète nous indique que c’est le deuil de la vie et que l’ambiance de tristesse convient dans ce moment de deuil et que de voir des gens en deuil lui convient. Maintenant, le chagrin augmente en se souvenant. Le poète dit : « je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire/J’aime à revoir encor, pour la dernière fois » (V.5-6) donc des souvenirs refont surface pendant qu’il marche dans l’allée de l’église ou dans l’allée d’un cimetière et qu’il va voir pour la dernière fois son amie. Par la suite, il écrit : « Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière/perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois » (V. 7-8), « Ce » veut dire (CE), adjectif démonstratif, désigne la chose dont on a parlé ou qui est à proximité, il sert aussi à indiquer un moment proche du moment présent. « Ce soleil pâlissant » (V.7) veut dire qu’une personne conviviale qui le rendait heureux était malade, «dont la faible lumière» dont les seuls bons souvenirs ne suffisent pas, « perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois », il anticipe mal l’avenir sans cette personne. En plus, le poète trouve dans le chagrin du deuil juste un peu de consolation. Dans ce vers, « À ses regards voilés je trouve plus d’attraits » (V. 10), ce qui signifie qu’il trouve un peu de réconfort dans la sympathie des gens voilés en deuil, car en 1820, les dames se couvraient le visage d’un voile noir pour montrer le deuil. Bref, le poète est l’orateur dans une église ou un cimetière, il utilise allégoriquement la nature morte de l’automne pour faire passer le message de sa tristesse dû au deuil.


 

Par la suite, le poète est mélancolique face aux ouï-dire et devant le deuil. En effet, les mensonges l’attristent. À la fin de la strophe trois, le poète dit « c’est le dernier sourire/ Des lèvres que la mort va fermer pour jamais » (V. 11-12), ce qui signifie que c’est les derniers rires des personnes qui inventent des anecdotes, car la mort mets fin aux anecdotes. En plus, en se souvenant du passé, le poète est envieux. Dans ces deux vers « Je me retourne encore, et d’un regard d’envie/ Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui. » (V.15-16), ce qui veut dire qu’il pense au passé, il est envieux, il contemple ses qualités, dont il n’a pas porté assez attention avant, car il a aimé cette femme et son amour est resté platonique (idyllique). Rendu au centre du poème, le poète parle de son amie. Dans la cinquième strophe quand il dit : « Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, » (V.17), on peut facilement les remplacer par; force de caractère, joie de vivre, courbes, beauté et personnalité tout pour un être aimé. En plus, à la fin de cette strophe, il écrit : « Aux regards d’un mourant, le soleil est si beau » (V.20), il veut dire par là qu’en regardant son ami juste les beaux souvenirs refont surface. En utilisant le «le» devant «soleil», il peut aussi parler du vrai soleil où les cieux comme le paradis, Lamartine a étudié la Bible. Le poète est vraiment triste, car il aime vraiment cette personne. Rendu à ce moment du poème, le poète est dégouté par la vie. La strophe six, commence par d’autres métaphores que voici : « Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie/ Ce calice mêlé de nectar et de miel » (V.21-22), ceci veut dire qu’il voudrait perdre ses souvenirs au maximum, car la vie qu’il a vécu a été remplie de bonheur et de "merde". En plus, les deux autres vers que voici : « Au fond de cette coupe où je buvais la vie,/ Peut-être restait-il une goutte de miel! » (V.23-24), il veut dire que durant toutes les années qu’il a profité de la vie, il a peut-être passé au côté d’un bonheur. En conséquence, le poète est vraiment mélancolique face aux qualités de son amie et il est au point écœuré des ouï-dire qu’il veut perdre la mémoire.


 

Par conséquent, la tristesse et la mélancolie du poète vont l’emmener à dépasser les limites. En effet, il parle d’amour pour frustrer les personnes présentent. Les deux dernières strophes sont utilisées pour présenter la chute du poème. Quand il dit : « Peut-être l’avenir me gardait-il encore/un retour de bonheur dont l’espoir est perdu » (V.25-26), ce qui signifie que peut-être que l’avenir lui réserve un nouvel amour, ou une ancienne amourette qui va revoir, mais il n’a pas d’espoir. Le poète montre sa supériorité dans l’écriture en disant : « Peut-être, dans la foule, une âme que j’ignore/Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu!... » (V.27-28), l'âme est l'être humain appréhendé dans son essence, physique et métaphysique, c'est la personne en tant qu'être humain vivant, comme le nombre d'habitants, on peut dire que la population d'une ville est de vingt mille âmes. Il veut dire que peut-être durant la messe de l’église ou dans le cimetière, si une personne inconnue de lui avait compris, elle aurait été frustrée et elle aurait répondu fâchée. Pour terminer son poème, l’auteur compare la mort d’une fleur comme la mort de son amie avec la fin de son poème. Il présente la chute du poème : « La fleur tombe… » (V.29), c’est au féminin pour dire que c’est en fait une femme qui est décédée et on pourrait croire qu'elle n'a jamais fait l'amour à Lamartine, car la fleur désigne aussi la virginité et la jeunesse aux yeux de Lamartine. La fleur peut aussi désigner l'amour qu'il a pour elle. Quand il écrit : « Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire, / S’exhale comme un son triste et mélodieux. » (V.31-32) c’est pour dire qu’une partie de lui vient de mourir, son amour pour cette femme (amie), et au moment qu’il termine son poème, il expire avec un souffle de tristesse et de soulagement, car personne n’a compris. C’est pourquoi, le poète essaie de frustrer les gens présents, il est triste de voir les gens sans connaissances littéraires pour comprendre le message dans le poème, même si c’est son but.


 

En conclusion, Alphonse de Lamartine est triste, il a écrit les strophes pour rendre hommage à son amie. Le poète parle devant un public dans une église ou dans un cimetière. Il utilise l’automne allégoriquement pour que les gens ne le comprennent pas pour réussir à faire passer le message et il utilise le masculin au début pour troubler la compréhension. Le poète a le dégout de la vie et il aimerait perdre la mémoire. Il en profite pour essayer de frustrer les gens sans que personne ne s’en rende compte, car le poème est écrit avec de belles rimes et des mots à sa hauteur d’écrivain romantique, il finit par la chute du poème au féminin. Le titre de l’œuvre, L’Automne, évoque une nature en deuil, morte, aux repos, endormis. C’est un bon thème pour parler du deuil et de la mort. Le titre que l’auteur a choisi correspond amplement à la perte d’un être cher.


Dernière édition par Gil Def le Sam 1 Fév - 18:33, édité 2 fois (Raison : enlever les erreurs)

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