COUPS DE COEUR POETIQUES
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Le deal à ne pas rater :
Amazon Music Unlimited – 3 mois gratuits
Voir le deal

Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine

Aller en bas

Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine Empty Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine

Message  Gil Def Dim 23 Mai - 10:42

Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine 721364 Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine 721364 Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine 721364


LE PARTI PRIS DES CHOSES

THEME GENERAL





Le coquillage au bord de la mer
Alphonse de Lamartine



Le coquillage au bord de la mer - Alphonse de Lamartine Le_coq10


Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille,
Sur ce sable mouillé, frange d’or de la mer,
Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.

L’écrin de l’Océan n’en a point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l’égaler ;
Et quand de sa volute on approche l’oreille,
On entend mille voix qu’on ne peut démêler.

Tantôt c’est la tempête avec ses lourdes vagues
Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas,
Tantôt c’est la forêt avec ses frissons vagues,
Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure
Que rend le coquillage aux lèvres de carmin,
Un écho merveilleux où l’immense nature
Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue
Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis,
Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue,
Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.

Si dans ces mille accents dont sa conque fourmille
Il en est un plus doux qui vienne te frapper,
Et qui s’élève à peine aux bords de la coquille,
Comme un aveu d’amour qui n’ose s’échapper ;

S’il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ;
S’il renaît en mourant presque éternellement ;
S’il semble au fond d’un cœur rouler avec des larmes ;
S’il tient de l’espérance et du gémissement ;…

Ne te consume pas à chercher ce mystère !
Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c’est moi !
Quel bruit plus éternel, et plus doux sur la terre,
Qu’un écho de mon cœur qui m’entretient de toi ?



- Méditations poétiques -







_________________
La poésie, c'est les paroles éparses du réel (Octavio Paz)
Gil Def
Gil Def
Admin

Masculin
Nombre de messages : 3254
Age : 72
Localisation : Nord de la France
Date d'inscription : 16/11/2007

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum