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Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca

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 Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca Empty Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca

Message  Gil Def Lun 20 Sep - 19:57

   Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca 989837   Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca 989837   Romance de la Luna, Luna - Federico García Lorca 989837  


POEMES EN LANGUE CASTILLANE

Romance de la Luna, Luna - Federico Garcia Lorca




Romance de la Luna, Luna
Federico Garcia Lorca
Récitante : Lola Flores




Romance de la Luna, Luna
Federico Garcia Lorca
Musique : Carmen Paris
Interprète :Carmen Paris






La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira mira.
El niño la está mirando.

En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.

Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.

Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.

Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
Níno, déjame, no pises
mi blancor almidonado.

El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano
Dentro de la fragua el niño,
tiene los ojos cerrados.

Por el olivar venían,
bronce y sueño, los gitanos.
Las cabezas levantadas
y los ojos entornados.

¡Cómo canta la zumaya,
ay cómo canta en el árbol!
Por el cielo va la luna
con un niño de la mano.

Dentro de la fragua lloran,
dando gritos, los gitanos.
El aire la vela, vela.
El aire la está velando.


- Romancero gitano, 1928 -






La lune vient à la forge
avec sa tournure en nards.
L'enfant la fixe, la fixe,
l'enfant la regarde fixe.

À travers l'air tout ému,
la lune étire ses bras
et montre, lubrique et pure,
ses seins durs de dur étain.

- Hou ! fuis, lune, lune, lune !
Car si les gitans venaient,
ils feraient avec ton cœur
blancs colliers et blancs anneaux.

- Enfant, laisse-moi danser.
Lorsque viendront les gitans
te trouveront sur l'enclume
et tes petits yeux fermés.

- Hou ! fuis, lune, lune, lune !
déjà j'entends les chevaux.
- Laisse, enfant, ne foule pas
ma blancheur amidonnée.

Le cavalier se rapproche,
faisant sonner le tambour,
le grand tambour de la plaine
et, dans la forge, l'enfant
a ses petits yeux fermés.

Par les champs d'oliviers viennent
- bronze et rêve - les gitans,
la tête très haut levée
et les yeux, les yeux mi-clos.

Comme chante la chouette,
comme elle hulule sur l'arbre !
A travers le ciel chemine
la lune avec un enfant
qu'elle emmène par la main.

Et dans la forge, les pleurs
les pleurs et cris des gitans
et le vent qui veille, veille,
le vent qui fait la veillée.








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La poésie, c'est les paroles éparses du réel (Octavio Paz)
Gil Def
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