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La condition humaine

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Message  Gil Def le Sam 8 Mar - 12:43

La condition humaine  3343609222


LA CONDITION HUMAINE

ESSAI DE GIL DEF



LES GRANDES INJUSTICES DES MISERES HUMAINES

Les misères humaines sont liées aux plus grandes injustices qui font au bout du compte le sinistre bilan des morts d’hier et d’aujourd’hui, soldats inconnus, oubliés, et victimes civils anonymes de tant d’ignorance, d’intolérance, et de pouvoirs en décadence.

C’est par l’injustice fondamentale de bien des sociétés humaines créant des rois et des sujets, des dictateurs et des opprimés, des puissants et des misérables, des riches et des gueux, des colons et des colonisés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités, qu’on fait d’un côté, des raisons d’état, des autorités, des guerriers, des juges, et de l’autre des masses soumises, des soldats et des condamnés.

LA PREMIERE PLAIE : LA PAUVRETE


La pauvreté, ce fut chez nous, en d’autres temps, la première plaie, la première conséquence brutale, des famines, et au bout du compte, les grands profits des spéculateurs sur le prix du blé et des farines, et des comptes non faits des morts par la faim, et les révoltes de masses réprimées. C’est encore aujourd’hui, l’affront des pays pauvres face aux pays riches, du manque des subsistances pour des centaines de millions d’humains. Et c’est aussi chez nous, comme un retour à des temps qu’on croyait révolus. C’est aujourd'hui comme hier l’affront des explications qu’on nous donne reportant toujours les fautes sur les victimes. C'est toujours l'affront du mépris que font les indifférents pour les pauvres et les indigents (1).

LA SECONDE PLAIE : LA MALADIE

La maladie est tout autant injuste. Si elle frappe sans discernement de l’âge, du mérite des personnes, de la condition sociale, elle frappe toujours bien davantage les miséreux en raison de leur alimentation, de leur logis, de leur hygiène de vie, de leur manque de moyens pour la prévenir ou se soigner. En d’autres temps, ce fut chez nous, la seconde plaie, des épidémies, la peste, des contagions, la tuberculose ou la grippe espagnole. Ce fut l’affront aux sciences, et plus encore aux gouvernants, incapables de les enrayer, et désignant le pauvre ou l’étranger comme coupable de ces maux implacables. Ce sont encore aujourd’hui des épidémies dans bien des pays, des maladies qu’on croyait disparues qui reviennent, et des maladies nouvelles causées par de mauvais apprentis sorciers.  

LES SERVITEURS ET LES VICTIMES DE LA MORT

La mort trouve à travers l’histoire de grands serviteurs chez les princes, les puissants, les possédants, les accapareurs, les vendeurs d’armes, les faux apôtres, les va-t-en guerre, impunis de leurs crimes, et des millions de victimes parmi les peuples (2). A travers les siècles, combien de guerres et de massacres pour des frontières, pour des croyances, des richesses illusoires ? Faut-il rappeler ces guerres mondiales encore si proches qui ont permis l’innommable par d’effroyables industries étatisées et banalisées du crime contre toute humanité, contre toute croyance, toute pensée, légitimées de mensonges, de nationalisme, de dogmes, de racisme. Ce n’est fut pas assez comme tant l’ont souhaité avant de succomber. Ce sont encore ici et là des condamnations sommaires, des massacres, des guerres, des génocides, des pouvoirs toujours prêts à recommencer fort de trop d’impunités et de fanatisme. Ce sont toujours des drames quotidiens, et des torrents de larmes.
*

REFERENCES EN POESIE

> 1 "Nous sommes les crève-de-faim
Les va-nu-pieds du grand chemin
Ceux qu'on nomme les sans-patrie"
Gaston Couté - Sur la grand'route

> "Et - comme autrefois ils sont nés -
Les gueux crèvent !..."
Gaston Couté - Gueux

> 2 (Qu')écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu
Arthur Rimbaud - Le mal

> "Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant"
Arthur Rimbaud - Le mal





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La poésie, c'est les paroles éparses du réel (Octavio Paz)
Gil Def
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