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Poema 18 - Pablo Neruda

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Poema 18 - Pablo Neruda Empty Poema 18 - Pablo Neruda

Message  Gil Def Dim 8 Mai - 20:51

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POEMES EN LANGUE CASTILLANE

POEMA 18 - Pablo Neruda




Poema 18 : Aqui Te Amo
Pablo Neruda
Récitant : Juan Jose Torres





Aquí te amo.
En los oscuros pinos se desenreda el viento.
Fosforece la luna sobre las aguas errantes.
Andan días iguales persiguiéndose.

Se desciñe la niebla en danzantes figuras.
Una gaviota de plata se descuelga del ocaso.
A veces una vela. Altas, altas estrellas.

O la cruz negra de un barco.
Solo.
A veces amanezco, y hasta mi alma está húmeda.
Suena, resuena el mar lejano.
Este es un puerto.
Aquí te amo.

Aquí te amo y en vano te oculta el horizonte.
Te estoy amando aún entre estas frías cosas.
A veces van mis besos en esos barcos graves,
que corren por el mar hacia donde no llegan.

Ya me veo olvidado como estas viejas anclas.
Son más tristes los muelles cuando atraca la tarde.
Se fatiga mi vida inútilmente hambrienta.
Amo lo que no tengo. Estás tú tan distante.

Mi hastío forcejea con los lentos crepúsculos.
Pero la noche llega y comienza a cantarme.
La luna hace girar su rodaje de sueño.

Me miran con tus ojos las estrellas más grandes.
Y como yo te amo, los pinos en el viento,
quieren cantar tu nombre con sus hojas de alambre.



- Veinte poemas de amor y una canción desesperada -






       
Ici, je t’aime.
Dans les pins sombres, le vent se dénoue.
Phosphore la lune au-dessus des eaux errantes.
Ils marchent les mêmes jours en se poursuivant.

Le brouillard descend dans des figures dansantes.
Une mouette argentée est suspendue au coucher du soleil.
Parfois une bougie. Des étoiles hautes, hautes.

Ou la croix noire d’un navire.
Seul.
Parfois, je me réveille et même mon âme est mouillée.
Ça sonne, la mer lointaine résonne.
C’est un port.
Ici, je t’aime.

Ici je t’aime et en vain l’horizon te cache.
Je t’aime même parmi ces choses froides.
Parfois, mes baisers vont sur ces bateaux sérieux,
qui traversent la mer là où ils n’atteignent pas.

Je me vois déjà oublié comme ces vieilles ancres.
Les quais sont plus tristes quand l’après-midi accoste.
Ma vie inutilement affamée est fatiguée.
J’aime ce que je n’ai pas. Vous êtes si distant.

Mon ennui lutte avec les crépuscules lents.
Mais la nuit arrive et il commence à me chanter.
La lune fait tourner sa pousse de rêve.

Les plus grandes étoiles me regardent avec tes yeux.
Et comme je t’aime, les pins dans le vent,
ils veulent chanter votre nom avec leurs feuilles de fil.








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La poésie, c'est les paroles éparses du réel (Octavio Paz)
Gil Def
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