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On his birthday - Dylan Thomas (1914-1953)

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Message  Gil Def Jeu 27 Juin - 17:50

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On his birthday - Dylan Thomas (1914-1953) Usa16

Dylan THOMAS
1914-1953

On his birthday - Dylan Thomas (1914-1953) Dylan-thomas



On his birthday  - De son anniversaire 


Voice :  Dylan Thomas




In the mustardseed sun,
By full tilt river and switchback sea
Where the cormorants scud,
In his house on stilts high among beaks
And palavers of birds
This sandgrain day in the bent bay's grave
He celebrates and spurns
His driftwood thirty-fifth wind turned age;
Herons spire and spear.

Under and round him go
Flounders, gulls, on their cold, dying trails,
Doing what they are told,
Curlews aloud in the congered waves
Work at their ways to death,
And the rhymer in the long tongued room,
Who tolls his birthday bell,
Toesl towards the ambush of his wounds;
Herons, stepple stemmed, bless.

In the thistledown fall,
He sings towards anguish; finches fly
In the claw tracks of hawks
On a seizing sky; small fishes glide
Through wynds and shells of drowned
Ship towns to pastures of otters. He
In his slant, racking house
And the hewn coils of his trade perceives
Herons walk in their shroud,

The livelong river's robe
Of minnows wreathing around their prayer;
And far at sea he knows,
Who slaves to his crouched, eternal end
Under a serpent cloud,
Dolphins dyive in their turnturtle dust,
The rippled seals streak down
To kill and their own tide daubing blood
Slides good in the sleek mouth.

In a cavernous, swung
Wave's silence, wept white angelus knells.
Thirty-five bells sing struck
On skull and scar where his lovews lie wrecked,
Steered by the falling stars.
And to-morrow weeps in a blind cage
Terror will rage apart
Before chains break to a hammer flame
And love unbolts the dark

And freely he goes lost
In the unknown, famous light of great
And fabulous, dear God.
Dark is a way and light is a place,
Heaven that never was
Nor will be ever is alwas true,
And, in that brambled void,
Plenty as blackberries in the woods
The dead grow for His joy.

There he might wander bare
With the spirits of the horseshoe bay
Or the stars' seashore dead,
Marrow of eagles, the roots of whales
And wishbones of wild geese,
With blessed, unborn God and His Ghost,
And every soul His priest,
Gulled and chanter in youg Heaven's fold
Be at cloud quaking peace,

But dark is a long way.
He, on the earth of the night, alone
With all the living, prays,
Who knows the rocketing wind will blow
The bones out of the hills,
And the scythed boulders bleed, and the last
Rage shattered waters kick
Masts and fishes to the still quick stars,
Faithlessly unto Him

Who is the light of old
And air shaped Heaven where souls grow wild
As horses in the foam:
Oh, let me midlife mourn by the shrined
And druid herons' vows
The voyage to ruin I must run,
Dawn ships clouted aground,
Yet, though I cry with tumbledown tongue,
Count my blessings aloud:

Four elements and five
Senses, and man a spirit in love
Thangling through this spun slime
To his nimbus bell cool kingdom come
And the lost, moonshine domes,
And the sea that hides his secret selves
Deep in its black, base bones,
Lulling of spheres in the seashell flesh,
And this last blessing most,

That the closer I move
To death, one man through his sundered hulks,
The louder the sun blooms
And the tusked, ramshackling sea exults;
And every wave of the way
And gale I tackle, the whole world then,
With more triumphant faith
That ever was since the world was said,
Spins its morning of praise,

I hear the bouncing hills
Grow larked and greener at berry brown
Fall and the dew larks sing
Taller this thuderclap spring, and how
More spanned with angles ride
The mansouled fiery islands! Oh,
Holier then their eyes,
And my shining men no more alone
As I sail out to die








Dans le soleil graine-de-moutarde
Près d’une rivière toute pentue et d’une mer-toboggan
Où les cormorans paniquent,
Dans sa maison sur échasses, parmi becs
Et palabres d’oiseaux
Ce jour grain-de-sable dans la tombe courbe
De la baie, il célèbre et rejette
Son âge de vent, ses trente-cinq ans de bois en dérive,
Les hérons plongent et piquent.

Au-dessous et autour de lui, vont
Carrelets, goélands, en leurs glaciales et mourantes destinées
Faisant ce qu’ils sont nés pour faire
Courlis en échos dans les vagues à formes de congres
Travaillant à leur route vers la mort,
Et le poète dans la chambre à grande langue,
Qui sonne la cloche de son anniversaire,
Se hâte vers l’embuscade de ses propres blessures,
Hérons, clochers marins, bénissez-le !

Dans la chute duvet-de-chardon
Il chante vers son angoisse ; les pinsons volent
Dans les perspectives griffues des faucons
Sur un ciel de rapt ; les petits poissons glissent
Entre coquilles et ruelles des villes maritimes
Naufragées vers les pâturages de loutres. Lui,
Dans sa maison de torture et de pente
Et les cordages bien noués de son commerce de mots
Il perçoit un linceul sur les hérons,

La robe sans fin d’une rivière
Les vairons, couronne mortuaire de leur prière ;
Et loin en mer il sait,
Esclave accroupi de sa fin éternelle,
Sous le nuage-serpent,
Les dauphins plongeant dans leur poussière
Les phoques ondulants entraînés
Vers le meurtre et la marée de leur sang
Bouillonne et coule dans la bouche luisante.

Dans le silence caverneux,
Oscillant de la vague, un angélus pleure blanc
Son glas de trente-cinq cloches
Frappé contre crâne et roc de ses amours naufragées,
Gouvernées par la chute des étoiles.
Et Demain pleure dans sa cage aveugle
La Peur enragera en secret
Avant que les chaînes se brisent au feu du marteau
Et que l’amour déverrouille l’obscur

Et librement il s’égare
Dans la lumière connue et inconnaissable
Du grand, du fabuleux, du cher Dieu.
L’odeur est un chemin, la lumière est un lieu,
Le Paradis qui jamais ne fut
Ni ne sera – mais qui est vrai,
Et dans ce vide... plein de ronces,
Plein de mûres - comme dans un bois
Les morts croissent pour Sa joie.

Là – il peut errer nu
Parmi les esprits de la baie-sabot-de-cheval
Ou les monts des étoiles du rivage,
Moelle d’aigles, racines de baleines
Et bréchets d’oies sauvages,
Avec le Dieu béni, incréé et Son Fantôme,
Et Ses prêtres, les âmes de tous,
Chœur du troupeau du Paradis nouveau
Dans une paix troubleuse de nuages,

Mais l’obscur est un long chemin,
Lui, sur le terreau de la nuit, seul...
Avec tous les vivants, il prie,
Lui qui sait que le vent-fusée soulèvera
Les os enfouis dans les collines,
Et les rocs saignent sous la faux, l’ultime
Rage frappe les eaux
Les mâts, les poissons, jusqu’aux étoiles encore vives,
Infidèlement jusqu’à Dieu.

Qui est l’éclat du vieil
Eden à forme d’air où les âmes sauvages
Croissent comme chevaux dans l’écume :
Oh ! laissez-moi prier, à mi-vie, près des hérons,
Druidiques chapelles,
Pleurer sur mon voyage vers la destruction,
Les navires de l’aube rivés au sol,
Et même si je crie avec ma langue en ruines,
Laissez-moi dénombrer mes bénédictions :

Quatre éléments et cinq
Sens, et l’homme, cet esprit qui aime
Trébuchant dans la vase tournoyante
Jusqu’à son pur royaume de cloches de nimbes
Et de dômes de clair de lune,
Et d’océans qui emportent notre être secret
Dans les os noirs et profonds,
Sphères bercées dans la chair des coquillages
Et ce dernier bonheur, le plus grand :

Que plus je m’approche
De la mort, homme solitaire dans ses tortures,
Plus le soleil fleurit
Et plus l’océan de tous ses crocs, exulte ;
Et chaque vague de ma route
Chaque orage que je happe et le monde même
Avec une foi plus triomphante
Que jamais depuis que le monde est nommé,
Tissent son matin de louanges,

J’entends les collines se gonfler
D’alouettes et verdir de fruits et tomber
Et les alouettes de la rosée chanter
Plus haut ce printemps tonnant et les îles
Fières, les âmes humaines, voguer
Parmi de plus nombreux archanges ! Oh !
Plus sacrés sont leurs yeux,
Et moins solitaire mon humanité lumineuse
Et j’appareille vers la mort !


Traduction : Alain Suied , 1991






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La poésie, c'est les paroles éparses du réel (Octavio Paz)
Gil Def
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